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Le robot endocorporel EMIL permet de pallier la principale
limitation de la colonoscopie classique qui est la difficulté
du contrôle du mouvement de l'endoscope. En effet,
grâce à sa semi-autonomie de mouvement, on peut contrôler
l'avancement ou
le recul du robot à l'aide d'une simple manette ou joystick (fig.
5).
Le chirurgien n'a donc plus à se concentrer sur le moyen de se
déplacer dans le côlon mais sur les tissus qu'il désire
observer.
De plus, la visualisation et les contrôles se font directement sur
un écran d'ordinateur, ce qui fournit un confort supplémentaire
au chirurgien et la capacité d'enregistrer la séquence vidéo.
La difficulté, ici, est de permettre à un robot de se mouvoir
tout seul à l'intérieur d'un tube. Les scientifiques appellent
cela la locomotion intratubulaire. Pour cela, ils sont partis de l'observation
animale, le ver de terre. Pour avancer le ver de terre effectue une série
de contractions/étirements sur sa longueur. De plus, une gestion
des flux d'air limite les frottements lors du mouvement du robot ou encore
aspire la paroi afin de la pincer (fig.6). Ce pincement permet d'éviter
que le robot se contracte ou s'étire indéfiniment sans jamais
avancer (fig. 7).
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